Aujourd’hui, je te fais écouter une de mes chansons préférées.
Tu vas donc découvrir mon terrible secret, Jolilecteur; je suis une échappée des années 50, je sais pas ce que je fous en 2008 avec les BBBrune. La vie est cruelle mais je fais ce que je peux. Faut cliquer là pour t’amuser les oreilles:ohlamusikiebelle.
Oui je suis une grosse nulle qui sait pas vous mettre de la musique sur mon blog sans vous envoyer sur Deezer mais c’est la vie. Et puis vous m’aimez parceque je connais mon alphabet sur le bout des doigts et non parceque je suis webmaster dans mes rêves.
Bien.
Ca c’est fait.
Il est bien entendu que ceci n’est qu’une habile entrée en matière pour te raconter ma fête d’anniversaire. Tu croyait quand même pas qu’on allait écouter les Supremes toute la journée en sirotant des grenadines ?
Car j’ai fêté mes 30 ans la semaine dernière. Et 30 ans c’est pas rien.
Je sentais bien qu’il y avait anguille sous roche, vu que ma mère poule n’avait même pas prévu le moindre petit repas d’anniversaire, et que mes copines chéries ne s’étaient pas donné la peine de me proposer une gentille dînette de trentenaire.
Et puis il y avait Prince-Prince. Ah, Prince-Prince… Sa mine réjouie, ses airs de conspirateurs, ses allusions à peine voilées sur la belle surprise qui se préparait. Un vrai régal.
Avec tout ça, imaginer que je n’aurais pas de fête d’anniversaire était aussi probable que de ne pas voir un éléphant rose dans ma minuscule cuisine.
J’avais donc de fortes présomptions sur le quoi. Mais j’avais peu d’information sur le qui. Et que pouic sur le comment (t’as vu comment je suis une vrai journaliste qui te résume la situation grâce à 3 questions-clé?).
Telle la buse aux aguets, je surveillais donc les signes qui ne trompent pas. Et qui n’arrivèrent jamais. En gros, je présumais un petit week-end en amoureux du côté de Honfleur, et un dimanche soir familial et basta. Mes talents d’enquêtrice sont limités.
En plus je suis myope, c’est pas facile tous les jours.
Bref.
Samedi après-midi, il était prévu de déposer Jolibébé en Normandie, chez mes parents, avant de rejoindre notre lieu de villégiature.
Vous savez quoi?
On est arrivés en Normandie.
Et puis.
Et puis.
On est jamais repartis.
Pourquoi ça?…
Il y avait 25 Jolizamis qui m’attendaient vautrés dans le gazon normand lorsque je suis arrivée déposer Jolibébé.
“Surprise!” ils ont crié.
“oh la la quelle surprise!” que j’ai répondu. Je sais je suis une fille pleine de répartie, t’es jaloux, nan?
Et puis là j’ai découvert que mes parents avaient installé un chapiteau dans le jardin, avec du parquet et un DJ comme dans un mariage. Une bonne odeur m’a appris qu’un gros méchoui se préparait en douceur à l’autre bout de l’immense propriété du baron et de la baronne. Euh non, du daron et de la daronne, plutôt.
Ensuite le festival a commencé.
Il faisait grand beau. Tout le monde était bourré au champagne à 17h30. On a donc pu rapidement passer aux choses sérieuses.
Ma maman connaissant ma passion inavouée pour Intervilles avait loué de gros déguisements de Sumo afin d’organiser des joutes en plein air.
On a bien ri.
(Photos non available : faut pas déconner non plus).
Ensuite on a joué au Volley dans la piscine. Un petit garçon tout nu courait partout en hurlant Banzaï. C’était très bucolique.
Ensuite on a mangé. Mangé. Bu.
Presque tout le monde a fait des discours. Mon papa aussi. Mais le sien il n’en finissait plus, alors mon copain A. l’a assommé et on a pu continuer à boire.
Ensuite rien n’est plus tout à fait clair.
Des gens sont arrivés.
Des gens sont partis.
Prince-Prince a joué du pipo.
Prince-Prince criait “Toc toc toc!” . La foule en délire hurlait “Qui est làààààà?”. Et là, Prince-Prince répondait un truc du genre : “Amédée”.
Alors là les gens au comble de l’extase rétorquaient : “Amédée qui?”.
Prince-Prince se levait plein de solennité et entamait la chanson : “Amédée vieux pain sur son balcon, pour attirer les moineaux les pigeons…elle vit sa vie par procuration devant son poste de télévision…”.
C’était si beau que même jean-Jacques Goldman doit se retourner dans sa tombe.
Ah bon il est pas mort? Mince.
A part ça, le DJ de 18 ans coiffé comme Candeloro s’est mis à pleurer parcequ’on aimait pas le RnB et que nous on est des vieux qui écoutent du rock, merde! Quand je lui ai parlé des Rita Mitsouko, il m’a répondu, admiratif : “Ouah, alors toi ,on te la fait pas, tu t’y connais, hein !“.
Je sais pas si ça m’a filé un de ces coup de vieux ou juste l’envie de lui suggérer une reconversion.
Bref, j’ai fini par faire une playlist sur Deezer et on a dansé jusqu’au bout de la nuit. Genre vers 2 heures; faut pas déconner on est des vieux de 30 ans, quand même.
Ensuite j’ai eu des beaux cadeaux. En particulier une valise qui en a fait fantasmer plus d’un. C’est simple : chaque invité a tenu à effectuer une petite chorégraphie avec elle, tellement elle était belle. La vainqueuse est Cerise, mais c’est pas du jeu, elle a plein d’heures de vol à son actif (Hou hou hou la private joke trop rigolote).
Ensuite je suis allée dormir et Jolibébé a râlé parceque j’ai fait du bruit en entrant dans la chambre. Maintenant je suis absolument certaine que c’est bien moi sa mère.
Prince-Prince a dû nous rejoindre à un moment mais j’ai rien entendu. Juste, le lendemain matin, j’ai eu peur au réveil et j’ai conclu avec perspicacité qu’il avait dû jouer à un jeu débile parcequ’il avait la tête pleine de ronds de cendre noirs. Tout pas beau, il était.
Le jeu du bouchon, j’ai appris que ça s’appelle. A chaque fois que tu donnes une mauvaise réponse, on te poinçonne avec un bouchon de bouteille brûlé. J’ai rien compris aux autres règles du jeu. Mais dans ce genre de compétition on sait bien qu’il n’y a que le résultat qui compte : soit tu finis saoul, soit ridicule, soit à poil. Voilà pourquoi je joue jamais. Je suis une princesse, moi, non mais oh.
Voilà. Ceci était le récit de mon génial anniversaire et de l’histoire où j’ai épousé un dalmatien en mangeant du mouton.
A part ça, ce week-end a aussi été l’occasion de découvrir que Jolibébé a peur des chats. Que moi je les aime d’amour, les cats eyes. On est mal, on est mal.
A vous les studios.