Mon oeil!…par Céciel

Le calvaire de Sainte-Céciel continue

9 juillet, 2008 · 5 commentaires

Hier je vous ai abandonné devant la guérite du monsieur qui troutroute les tickets pour la ciné-scénie du Puy du Fou.

La guérite, j’ai failli ne jamais la voir.

Arrivée devant le monsieur, mon astucieuse Jolibellesoeur signale : “On pourrait revendre les tickets de Prince-Prince et de Jolibeaufrère avant d’entrer, non?”.

Revigorée à l’idée de gagner des sous, après une journée à dilapider ma modeste fortune en pizzas, glaces et autres beignets industriels MAIS vendéens, je l’encourage.

“Taïau, Taïau! Chassons le spectateur en mal de billet”, je m’exclame.

Et me voilà en train de prostiputer mes tickets sur le tarmac Puyfolien. Sans succès. En fait je suis courageuse mais pas téméraire. Et la poissonnerie n’est pas mon rayon, je suis snob et c’est tout.

Heureusement Joliebellesoeur à dégainé l’arme fatale : le grand sourire et le racolage.

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Le Puy du fou, indigestion

8 juillet, 2008 · 8 commentaires

Hier je vous laissais dans un suspense insoutenable, au bord de mon week-end cataclysmique.

Aujourd’hui, entrons si vous le voulez bien dans le vif du sujet.

Sept minutes après notre arrivée au Parc du Puy du Fou, le spectacle des gladiateurs homosexuels aphones nous avait mis dans l’ambiance.

Le reste de la journée fut à l’avenant.

Les vikings portaient des peaux de bêtes sales et noires, étaient très vilains, mais heureusement le très Saint Philibert a su sauver la gentille peuplade pré-vendéenne du massacre. Et les gentils mariés purent aller caresser leurs pourceaux en toute tranquillité.

Ceci est un bon résumé de l’ensemble des pestacle Puyfoliens.

Le principes des intrigues est assez répétitif (comme un film de X mais en nettement moins excitant, vous voyez ?). En gros il y a un valeureux guerrier (blanc) rempli de virilité et de courage qui tabasse violemment un gros méchankipue (basané) qui parle fort et qui agite des grosses épées pleines de sang.

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Puy du fou et autres folles contrariétés

7 juillet, 2008 · 2 commentaires

Alors Céciel, ce week-end en famille?

L’apocalypse. Rien de moins.

Cela dit, j’aurais dû m’en douter vu la tournure des événements la dernière fois que nous sommes allées à Angers. Pour les nouveaux et les Jolilecteurs qui auraient la mémoire courte : souvenirs tome1, souvenirs tome 2, souvenirs tome 3.

Je vous préviens, il y aura plusieurs épisodes à ce récit car un billet n’y suffira pas.

Tout avait pourtant bien commencé.

Vendredi il faisait beau.

Prince-Prince avait demandé et obtenu une RTT. Jolibébé était resplendissieuse de bonne humeur. Les valises étaient prêtes (nous étrennions mes nouveaux bagages d’anniversaires). Nous étions fins prêts pour un week-end angevin avec petit périple familial au Puy du Fou la journée du samedi.

On the road again.

Après 15 minutes de trajet, je m’aperçois que j’ai oublié dans le frigo toutes les victuailles que j’étais censée amener pour le dîner du soir, ainsi que les légumes destinés à préparer les repas frais de Jolibébé (I’m a perfect mum, je sais).

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Remboursez, remboursez!

2 juillet, 2008 · 6 commentaires

Oui je n’ai rien écrit aujourd’hui. Et demain il en sera de même.

Et peut-être que cela durera jusqu’à lundi.

Oui mais j’ai des tas de bonnes raisons :

Bonne raison n°1 : les soldes. Sans rire, j’ai claqué environ 18 mois du salaire que je ne gagne plus dans une nouvelle garde robe à ma taille et des tas de fringues de jolie dame à la page. Pas du tout moi. Mais comme l’habit fait le moine, j’ai bon espoir d’être considérée comme une bombasse dans un avenir proche…et incertain à la fois.

Bonne raison n°2 : les soldes. Avec mon mari. Seule. Avec ma maman. Avec ma copine. Pour moi. Pour Jolibébé. Pour des beaux cadeaux habituellement inaccessibles. Un exercice sans cesse renouvelé, et toujours plus beau à chaque fois. Non je ne suis pas une vilaine consumériste de merde. Non j’ai dit.

Bonne raison n°3 : ma copine de Dubai is in the place. Pendant 1 mois je l’ai pour moi toute seule. En plus on est jumelles de Jolisbébés puisque sa fille a 15 jours de moins que la mienne. Alors on profite et je blogue moins. Fatalité. Mais je m’en fous parceque ma copine est à Paris lalalère. Demain on emmène les bébés au musée d’Orsay. Elle est pas belle la vie?

Bonne raison n°4 : ce week-end, la mafia bretonne m’a convoqué au Puy du Fou pour assister au carnage son & lumière de notre bien-aimé Philippe de Villiers. Bon je fais la vilaine mais il y a des chances que le pestacle soit joli. Mais je fais ma mauvaise tête des fois qu’une horde de flageolts m’attaque l’air de rien. (SOS si vous habitez le Puy du Fou, venez me sauver des griffes du maaaal).

Bonne raison n°5 : j’ai plus le temps d’aller à la piscine sculpter mon corps de rêve alors tu crois pas Jolilecteur que tu vas passer avant mon maillot de bain. D’abord le sport. ENSUITE le blog.

C’est tout.

A lundi.

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It’s my party

1 juillet, 2008 · 4 commentaires

Aujourd’hui, je te fais écouter une de mes chansons préférées.

Tu vas donc découvrir mon terrible secret, Jolilecteur; je suis une échappée des années 50, je sais pas ce que je fous en 2008 avec les BBBrune. La vie est cruelle mais je fais ce que je peux. Faut cliquer là pour t’amuser les oreilles:ohlamusikiebelle.

Oui je suis une grosse nulle qui sait pas vous mettre de la musique sur mon blog sans vous envoyer sur Deezer mais c’est la vie. Et puis vous m’aimez parceque je connais mon alphabet sur le bout des doigts et non parceque je suis webmaster dans mes rêves.

Bien.
Ca c’est fait.

Il est bien entendu que ceci n’est qu’une habile entrée en matière pour te raconter ma fête d’anniversaire. Tu croyait quand même pas qu’on allait écouter les Supremes toute la journée en sirotant des grenadines ?

Car j’ai fêté mes 30 ans la semaine dernière. Et 30 ans c’est pas rien.

Je sentais bien qu’il y avait anguille sous roche, vu que ma mère poule n’avait même pas prévu le moindre petit repas d’anniversaire, et que mes copines chéries ne s’étaient pas donné la peine de me proposer une gentille dînette de trentenaire.

Et puis il y avait Prince-Prince. Ah, Prince-Prince… Sa mine réjouie, ses airs de conspirateurs, ses allusions à peine voilées sur la belle surprise qui se préparait. Un vrai régal.

Avec tout ça, imaginer que je n’aurais pas de fête d’anniversaire était aussi probable que de ne pas voir un éléphant rose dans ma minuscule cuisine.

J’avais donc de fortes présomptions sur le quoi. Mais j’avais peu d’information sur le qui. Et que pouic sur le comment (t’as vu comment je suis une vrai journaliste qui te résume la situation grâce à 3 questions-clé?).

Telle la buse aux aguets, je surveillais donc les signes qui ne trompent pas. Et qui n’arrivèrent jamais. En gros, je présumais un petit week-end en amoureux du côté de Honfleur, et un dimanche soir familial et basta. Mes talents d’enquêtrice sont limités.

En plus je suis myope, c’est pas facile tous les jours.

Bref.

Samedi après-midi, il était prévu de déposer Jolibébé en Normandie, chez mes parents, avant de rejoindre notre lieu de villégiature.

Vous savez quoi?

On est arrivés en Normandie.

Et puis.

Et puis.

On est jamais repartis.

Pourquoi ça?…

Il y avait 25 Jolizamis qui m’attendaient vautrés dans le gazon normand lorsque je suis arrivée déposer Jolibébé.

“Surprise!” ils ont crié.

oh la la quelle surprise!” que j’ai répondu. Je sais je suis une fille pleine de répartie, t’es jaloux, nan?

Et puis là j’ai découvert que mes parents avaient installé un chapiteau dans le jardin, avec du parquet et un DJ comme dans un mariage. Une bonne odeur m’a appris qu’un gros méchoui se préparait en douceur à l’autre bout de l’immense propriété du baron et de la baronne. Euh non, du daron et de la daronne, plutôt.

Ensuite le festival a commencé.

Il faisait grand beau. Tout le monde était bourré au champagne à 17h30. On a donc pu rapidement passer aux choses sérieuses.

Ma maman connaissant ma passion inavouée pour Intervilles avait loué de gros déguisements de Sumo afin d’organiser des joutes en plein air.

On a bien ri.

(Photos non available : faut pas déconner non plus).

Ensuite on a joué au Volley dans la piscine. Un petit garçon tout nu courait partout en hurlant Banzaï. C’était très bucolique.

Ensuite on a mangé. Mangé. Bu.

Presque tout le monde a fait des discours. Mon papa aussi. Mais le sien il n’en finissait plus, alors mon copain A. l’a assommé et on a pu continuer à boire.

Ensuite rien n’est plus tout à fait clair.

Des gens sont arrivés.
Des gens sont partis.

Prince-Prince a joué du pipo.

Prince-Prince criait “Toc toc toc!” . La foule en délire hurlait “Qui est làààààà?”. Et là, Prince-Prince répondait un truc du genre : “Amédée”.

Alors là les gens au comble de l’extase rétorquaient : “Amédée qui?”.

Prince-Prince se levait plein de solennité et entamait la chanson : “Amédée vieux pain sur son balcon, pour attirer les moineaux les pigeons…elle vit sa vie par procuration devant son poste de télévision…”.

C’était si beau que même jean-Jacques Goldman doit se retourner dans sa tombe.

Ah bon il est pas mort? Mince.

A part ça, le DJ de 18 ans coiffé comme Candeloro s’est mis à pleurer parcequ’on aimait pas le RnB et que nous on est des vieux qui écoutent du rock, merde! Quand je lui ai parlé des Rita Mitsouko, il m’a répondu, admiratif : “Ouah, alors toi ,on te la fait pas, tu t’y connais, hein !“.

Je sais pas si ça m’a filé un de ces coup de vieux ou juste l’envie de lui suggérer une reconversion.

Bref, j’ai fini par faire une playlist sur Deezer et on a dansé jusqu’au bout de la nuit. Genre vers 2 heures; faut pas déconner on est des vieux de 30 ans, quand même.

Ensuite j’ai eu des beaux cadeaux. En particulier une valise qui en a fait fantasmer plus d’un. C’est simple : chaque invité a tenu à effectuer une petite chorégraphie avec elle, tellement elle était belle. La vainqueuse est Cerise, mais c’est pas du jeu, elle a plein d’heures de vol à son actif (Hou hou hou la private joke trop rigolote).

Ensuite je suis allée dormir et Jolibébé a râlé parceque j’ai fait du bruit en entrant dans la chambre. Maintenant je suis absolument certaine que c’est bien moi sa mère.

Prince-Prince a dû nous rejoindre à un moment mais j’ai rien entendu. Juste, le lendemain matin, j’ai eu peur au réveil et j’ai conclu avec perspicacité qu’il avait dû jouer à un jeu débile parcequ’il avait la tête pleine de ronds de cendre noirs. Tout pas beau, il était.

Le jeu du bouchon, j’ai appris que ça s’appelle. A chaque fois que tu donnes une mauvaise réponse, on te poinçonne avec un bouchon de bouteille brûlé. J’ai rien compris aux autres règles du jeu. Mais dans ce genre de compétition on sait bien qu’il n’y a que le résultat qui compte : soit tu finis saoul, soit ridicule, soit à poil. Voilà pourquoi je joue jamais. Je suis une princesse, moi, non mais oh.

Voilà. Ceci était le récit de mon génial anniversaire et de l’histoire où j’ai épousé un dalmatien en mangeant du mouton.

A part ça, ce week-end a aussi été l’occasion de découvrir que Jolibébé a peur des chats. Que moi je les aime d’amour, les cats eyes. On est mal, on est mal.

A vous les studios.

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