Mon oeil!…par Céciel

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Je te tiens, tu me tiens…

27 août, 2008 · Un commentaire

…Bon, les gars c’est la crise.

Je m’ennuie horriblement sur ce nouveau blog.

Il est moche.

Je sais pas m’en servir.

La mocheté ne m’inspire pas donc j’écris de la merde.

D’ailleurs tous mes amis qui m’aiment ont l’honnêteté de me confirmer qu’on se fait chier dans ce nouveau chez-moi.

(J’arrêterai là la métaphore scatologique, ça commence à coller sévère).

Donc la girouette que je suis a décidé de rescusciter mon blog défunt. Et oui, c’est possible gâce à la magie de l’informatique.

Donc c’est dit : mon ancien blog renaît de ses cendres.

Et oui, va encore falloir changer vos flux RSS et vos favoris et tout ça. Mais c’est le jeu ma pauvre Monique!


Je vais retrouver mes nuages, mes fleurs bleues, mes bugs insupportables. Oui mais There’s no place like home comme le dit si bien Dorothy.

Allez zou, rendez-vous chez moi. En file indienne. Et sans se plaindre s’il-vous-plaît.

Retour au bercail !

http://ceciel.unblog.fr/

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Staying alive, part 1.

23 août, 2008 · 7 commentaires

Salut les jolis!

Malgré mes promesses fallacieuses, je ne suis pas venue vous voir de l’été. Quelle sale garce je fais.

Cela dit, cette absence est indépendant de ma volonté. Imaginez ma tête lorsque j’ai découvert que nous étions partis pour 4 semaines sans ordinateur, et sans possibilité de connexion internet dans nos lieux de villégiature.

Quel sale type ce Prince-Prince, non?

Bon, maintenant que je lui ai tout mis sur le dos ni vu ni connu, nous allons pouvoir bavarder tranquillement. Qui veut savoir ce que j’ai fait de ces 30 jours d’absence?

J’entends rien.

Non, toujours rien.

Va falloir crier plus fort que ça…

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Vacances, j’oublie tout…

18 juillet, 2008 · 2 commentaires

…à commencer par vous.

Mille excuses pour vous avoir abandonnés ainsi, mais la période estival bat son plein : mariages, pique-niques, sorties, week-end…je ne touche pas terre.
Et je prépare consciencieusement ma rentrée, puisque mon job de pigiste va démarrer pour de bon en septembre à mon retour de vacances. Croisez les doigts pour ça marche pour moi!

Tout ça pour vous dire que je posterai sûrement de temps en temps cet été, mais à un rythme très farniente!…

A bientôt, bon été à tous!

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Be aware avec ton corps

10 juillet, 2008 · 4 commentaires

Parfois je ne suis pas très iap-iap dans mon corps, comme dirait Mia Frye.

Genre j’ai des nausées nocturnes et même pas ça me met la puce à l’oreille. Il faut dire qu’après deux grossesses, les nausées ça me connait, c’est presque comme respirer en ce qui me concerne.

Alors voilà.

Nous sommes samedi dernier. Enfin dimanche matin très tôt. Et j’ai une enclume sur le crâne, la nausée dans mon coeur, et la cervelle vide. Aucun signal d’alarme ne s’allume. Je zone et c’est tout. Quelle blonde je fais…

La matinée angevine se déroule sans accroc. Petit-déjeunage dans le coltard. Douchage dans le coltard. Bisouillage de Prince-Prince devant le Tour de France dans le coltard. Passage à table dans le coltard.

Et là arrive le dessert.

Il faut que je vous dise : je suis une grosse gourmande.

Généralement je prends deux fois de tous les plats et je fais sa fête au dessert en moins de deux.

Là, pfiou.

Le poulet au pruneau ne m’a pas inspiré. J’avais laissé les pruneaux sur le bord de l’assiette, inexplicablement.

Le dessert arrivant je me sens de plus en plus déconfite. Voire moite. Voir épuisée soudainement. Je pretexte une envie soudaine de câliner ma fille et quitte la table précipitemment sous les quolibets de ma belle-famille :

“Hey Ceciel, dépêche-toi de revenir; c’est le dessert!”.

J’arrive dans notre chambre. Jolibébé est censée y faire la sieste.

Sauf que.

Sauf que.

Jolibébé est assise dans son lit, silencieuse, les yeux plein d’effroi, ses petits bras figés dans un mouvement dérisoire pour se sortir les mains du….vomi.

Il y en a partout. On croirait une bataille de peinture. Sur les parois du lit, sur les doudous, sur elle. Du bon vieux vomi boeuf-carotte du plus bel orangé. Partout.

La fatigue s’estompe momentanément. Je prends ma fille dans mes bras pour la rassurer (oui l’amour maternel va jusqu’à enlacer un bébé plein de vomi). Elle me vomit dessus.

Je la jette toute habillée dans la baignoire. Elle pleure, gros chagrin, ne comprends rien à ce qui lui arrive (8 petits mois tout mouillés, je vous rappelle). Et re-vomit.

(ça va, votre petit-déjeuner se passe bien?)

J’appelle Prince-Prince et lui explique l’infâmie de la gastro.

On rassemble les affaires, douche le bébé.

Ma nausée revient, la fatigue aussi.

Prince-Prince s’isole avec Jolibébé pour la consoler. Je m’écroule dans un coma profond pendant 2 heures.

Prince-Prince gratte à la porte : “Hum, Céciel il est 16h30, va falloir rentrer à Paris, là!…”

Céciel, verdâtre : “Oh non pas çaaaaa…”.

Non sans avoir kidnappé tous les sacs plastiques de la maison, nous quittons finalement Angers pour le plus beau trajet voituresque de toute ma vie (à part celui où je me suis fait pipi dessus en colo, mais là c’était dans un bus dans ça compte pas, et puis c’était pas amour parceque j’osais pas dire à mon amoureux assis à côté de moi qu’une fille ça doit parfois se lever pour aller faire pipi alors je me suis double-pité dessus comme dirait Ashley c’est ça l’aveuglement amoureux sans doute).

Jolibébé est livide et apathique.

Céciel a la coeur au bord des lèvres et une enclume sur les épaules.

Prince-Prince est blanc comme un linge.

Ce qui devait arriver est donc arrivé :

- après 1 heure de route avec les paupières étrangement lourdes, Prince-Prince exténué a choisi de s’assoupir sur une aire d’autoroute

- Céciel déterminée à revoir sa Normandie a finalement pris le relais telle la furie

- 45 minutes plus tard Céciel abandonne le volant pour aller vomir de manière très élégante et inodore à l’arrière de la voiture dans un joli sac plastique angevin

- Jolibébé est interloquée par ce ballet étrange mais reste sereine voire légèrement inquiétante (3 heures de route à jouer avec l’étiquette de son doudou, ce n’est plus du calme c’est de la neurasthénie, non?)

- l’arrivée à la maison a des allures de libération du radeau de la méduse : Terre! Terre!

Arrivée avec armes, sacs plastiques piégés et bagages à la maison, je suis partie dormir illico presto. Prince-Prince a dignement géré bébé et maison. Personne à ce jour n’a reçu de plainte en tous cas.

Le lendemain tout le monde allait mieux. Nous avons donc naïvement pensé être sortis d’affaire. On riait presque de cette mésaventure désopilante.

Arrogance, arrogance…

Jolibébé cachait bien son jeu.

Hier soir, 2 heures du matin, hurlements dans la nuit. Je me rends précipitamment au chevet de la bête. Enduite de vomi, affligée et somnolente.

On reprend tout à zéro : baignoire, lavage, lessive, draps propres et tutti quanti.

Du coup je reprends mes médicaments de grossesse anti-nausée.

La vie est un éternel recommencement, il paraît.

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La sinistre Ciné-scénie

10 juillet, 2008 · 4 commentaires

… Mais pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes?

Après cet interlude culturel, reprenons notre récit de mon tragique week-end au moment critique de l’ouverture de la ciné-scénie.

Le rappel des faits :

Nous sommes 14 000 dans les gradins. Il est 22H30. Je suis assise au dernier rang (depuis lequel le décor et les figurants sont autant de jolis petits points dans le lointain), je me caille les miches emmitouflée dans une écharpe porte-bébé, les genoux couverts grâce à un coin du plaid jaune vif dans lequel se sont blottis les 3 pingouins qui me servent respectivement de beaupapa, bellemaman, joliebelleoseur.

La dame dans le micro précise que le pestacle a été entièrement écrit et mis en scène par son éminence Philippe de Villers.

Et là, dans une lumière sépulcrale, un monsieur (enfin, un lointain petit point) tient une lanterne et avance péniblement. Une voix en playback (on ne change pas une équipe qui gagne) figure le discours du type :

“Je suis le petit Jacques, j’ai beaucoup souffert et ma famille vendéenne tout autant à travers les âges…”. S’ensuit un blabla pathétique sur la transmission du malheur, l’horreur de la guerre, la tristesse de perdre ceux qu’on aime, bref un morceau de bonheur, qui , à 22h30 m’a littéralement conquise.

Toute confisée de joie, j’étais.

En résumé, si j’ai bien pigé l’intrigue totalement décousue (qui dure 2h30), Philippe de Villiers voulait montrer que sa Vendée avait fort souffert de tout temps. Principalement à cause des guerres qui tuent des gens.

Pendant des heures interminables nous avons donc assisté à un son et lumière kitchissime, où des tableaux morbides succédaient à des tableaux pathétiques, eux-même relayés par des tableaux terrifiants. Les héros récurrents de ce magnifique récit étant principalement les croix de cimetière, les batailles sanglantes, les courses de chevaux, les récoltes dans les champs et les embrassades lyriques dignes des meilleurs chants communistes.
Mais il y avait aussi un autre participant assez remarquable à ce massacre, j’ai nommé le figurant-poupée.

Cekoidonc que le figurant-poupée ?

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