Mon oeil!…par Céciel

Staying alive, part 1.

23 août, 2008 · 7 commentaires

Salut les jolis!

Malgré mes promesses fallacieuses, je ne suis pas venue vous voir de l’été. Quelle sale garce je fais.

Cela dit, cette absence est indépendant de ma volonté. Imaginez ma tête lorsque j’ai découvert que nous étions partis pour 4 semaines sans ordinateur, et sans possibilité de connexion internet dans nos lieux de villégiature.

Quel sale type ce Prince-Prince, non?

Bon, maintenant que je lui ai tout mis sur le dos ni vu ni connu, nous allons pouvoir bavarder tranquillement. Qui veut savoir ce que j’ai fait de ces 30 jours d’absence?

J’entends rien.

Non, toujours rien.

Va falloir crier plus fort que ça…

Bon, je suis bonne fille, je vais faire comme si vous aviez réclamé à cor et à cri un récit détaillé, alors que je sais bien que plus personne ne vient sur ce blog moribond.

Réveillez-vous les mecs, on est ici pour s’amuser, et pas pour manger des madeleines à la cardamome en regardant avec émotion le poster de Julien LePers nu (ou devrais-je plutôt dire… Michael Keaton… Qui trouve comme quoi que sa couverture dure depuis trop longtemps?)

Simulons donc la foule en délire et partons en balade estivale pour prolonger la glande.

Je vous emmène en Corse. A Ajaccio, précisément, puisque c’est là que Prince-Prince et moi-même avons amoureusement posé nos bagages à la fin du mois de juillet. Jolibébé, elle, martyrisait allègrement ses grands-parents, quelque part entre la Normandie et les Landes. Nous étions seuls, jeunes et beaux. Nous pouvions fouler le sable chaud.

Ce fut chose faite. On était là.

Les boules, hein?

Bon, ça c’est pour le côté idyllique.

Maintenant, attaquons la vraie vie. Car la vérité, c’est que nous avons bossé dur, ah ça oui.

Nous étions logés gracieusement dans la villa d’un ami de mon père. Piscine, cuisinière, studio indépendant, le luxe. On était heureux comme des pains au chocolat en découvrant tout ça. Avec une météo affichant 40 degrés à l’ombre, difficile de ne pas se sentir au paradis.

Nos hôtes s’avérèrent tout aussi sympathiques : un papa d’une cinquantaine d’année, célibataire momentané sa femme étant restée une semaine de plus à Paris pour des raisons professionnelles, était parti en vacances avec ses deux ados de 14 et 16 ans, et avait convié un ami de longue date à les rejoindre.

Cette étrange assemblée, entre adolescents et hommes mûrs, dans une divine villa sans maîtresse de maison, a vite rapidement tourné à la colonie de vacances.

Dès le premier soir, les ados insistent pour nous présenter un spectacle d’improvisation inénarrable. Nous assistons médusés à cet étrange ballet, que nous finissons heureusement par apprécier après une dizaine de verres, un havane, et surtout grâce à une bande son euphorisante qui nous a permis de faire voler en éclat l’improbable représentation au profit d’une joyeuse danse générale.

Tout cela s’achève naturellement fort tard, dans les vapeurs d’alcools et les bains de minuits réglementaires.

Le lendemain, nous sommes invités à un mariage. Le soleil cogne, sans relâche. La cérémonie religieuse est solennelle et profonde. Le cocktail sur la plage plein de charme…Rien ne le laissait présager, et pourtant un drame couvait: le plan de table nous place inexplicablement auprès de Kate Moche et de ses acolytes. Des inconnus, qui ne le restèrent pas longtemps, malheureusement.

Qui est Kate Moche?

Une étrange jeune femme malpolie au dernier degré, qui a monopolisé la conversation pour énumérer les prix des habits qu’elle portait, pointer la stupidité des masses populaires pour qui Chanel est un luxe qui doit demeurer inaccessible sans quoi où va-t’on, et autres stupideries-estupende. La palme de sa snoberie-mesquinette ayant été méritée à mon avis au moment où elle a entrepris de débattre avec un couple genre Ken et Barbie presque antipathique du prix de ses tongs Dior : 190 ou 120 euros?

Epuisée par l’envie manifeste de cette abrutie de nous écraser de toute sa splendeur au prix de l’ambiance de notre innocente tablée, je decidai de me taire définitivement et d’attendre patiemment l’ouverture du bal pour quitter cette atmosphère toxique. Le dîner se terminera donc dans un silence de cathédrale, plein de hâte d’en finir avec la conversation de Mademoiselle Moche.

La soirée fut finalement sauvée grâce au bal qui s’acheva à 5 heures du matin. La piste de danse était posée à même le sable et illuminée grâce à d’immenses flambeaux. A grands renfort de roulages de pelle et de déhanchés endiablés nous enchantâmes cette soirée si mal démarrée, et tout s’acheva sur une illumination finale. Nan, vous rêvez, là, c’était pas un feu d’artifice.

Ce fut un flashage en bonne et dûe forme par un radar automatique. On n’a pas les mêmes valeurs.

Le réveil du lendemain à 9H45 pour une randonnée en plein soleil avec nos hôtes se révéla donc aussi difficile que prévu. Mais fort agréable. Nous avons passé l’après-midi dans une crique isolée, déjeunant dans une paillote sans eau ni électricité, tenue par une cerbère lesbienne aux yeux verts translucides. Ensuite nous avons malencontreusement traversée une plage pour les culs-nus, accompagnés de nos deux adolescents qui commentaient bruyamment les corps étalés autour d’eux :

- “ah mais c’est dégueulasse, ils sont tout nus!”

- “oui Aurore, pas de chance on doit traverser une page nudiste pour retrouver notre voiture”

- “ah mais c’est crade, ils sont vieux et moches. Yen a même des tatoués”.

Ceciel et Prince-Prince, profil bas, les joues enflammées, priant pour que Jolibébé retarde le plus possible l’arrivée de l’âge ingrat.

La suite de nos journées en Corse fut à l’avenant : fous rires, soleil, discussions improbables et rencontres épisodiques avec Kate Moche plus frigide que jamais dès qu’elle nous croisait. De bons moments, somme toute.

Trop rapidement, il fut temps de quitter ces cieux enchanteurs au profit des côtes atlantiques déchainées : nous devions rejoindre Lacanau où nous attendaient mes parents flanqués de Jolibébé ainsi que mes deux frères, leurs femmes et la marmaille…

Très bientot, part2…

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7 réponses jusqu'à présent ↓

  • adeledelautomne // 23 août, 2008 à 8:10

    tellement longtemps que tu n’avais écrit qu’en j’en avais oublié mon mot de passe!

    bon retour parmis les bloggeurs!

    bises

  • chocol // 23 août, 2008 à 9:43

    Ah quand même… te revoilà.

    ENFIN!

  • ceciel // 24 août, 2008 à 10:43

    Adèle, Chocol, je fais mine de ne pas lire le reproche sous le commentaire, et je vous souhaite bon retour chez moi, les filles!

  • Sublimette // 26 août, 2008 à 10:12

    Enfin de retour parmi nous… coooool
    A quand la prochaine soirée Putafrange?
    On a plein de trucs à se raconter non?

    bisousbisous
    Sublimette

  • pikachunette2005 // 26 août, 2008 à 9:26

    Pourquoi faisiez vous profil bas sur la plage? Vous êtes tatoués? Nudistes? Tatoués et nudistes?
    Remarque bien que j’ai d’office éliminé moches et vieux, c’est mon côté fayot… (et puis avec la tête de ta puce, moches c’est pas possible)
    Bon retour…

  • fantomette20 // 27 août, 2008 à 3:35

    Bonjour,

    Pour être tout à fait précise, il s’agissait de tongs Chanel et non Dior.

  • ceciel // 27 août, 2008 à 7:38

    Fantomette, je salue cette courageuse intervention. Elle ne sauvera pas notre dîner raté mais c’est amusant de voir apparaître une passerelle improbable entre des tongs Chanel et une Céciel qui déteste être sous-estimée.

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